Aucun été ne serait complet sans un nouveau genre musical: voici le R&Bass !

23 Juillet 2013 / par

Je dois au blog/tumblr/Soundcloud MTHRFNKR la première fois d’avoir lu à propos de l’étiquette PBR n B, épithète caractérisant l’intérêt renouvellé de certains artistes émergents pour le rnb. Il était donc dans l’ordre normal des choses que ce soit par eux que je découvre le courant du R & Bass, ses artistes comme son son.

Toute cette musique existait avant que quelqu’un décide de la regrouper sous une même dénomination. Certains pourront donc argumenter que cette catégorisation n’a pas de légitimité, et qu’elle ne sert à rien, puisqu’elle décrit une esthétique musicale qui n’a pas besoin d’elle. C’est encore une fois mal comprendre l’utilité de nommer les choses. Ce qui n’est pas utile pour les musiciens, par exemple, peut être bienvenu par les journalistes et le public, tout simplement parce qu’ils réussissent à se comprendre rapidement. Après, que des artistes partent avec ça pour baser une carrière (ou du moins une tentative de rider une vague avant qu’elle ne crash), c’est effectivement assez mince comme «vision» et «démarche». Parlez-en aux DJs de «trap», qui faisait du «dubstep» avant, tout juste après leur phase «glitch hop». #LOL

En attendant, il est tout de même difficile de ne pas voir une familiarité dans la sélection ci-bas. Je suis bien content de voir que Girl Unit figure dans cette liste. Il est, à mon avis, un des grands anticipateurs de «l’électronification» de la trame instrumentale du rap sudiste. Et bien qu’il continue à opérer et à être respecté par ses pairs, son influence publique a pour ainsi dire disparue. À nous de perpétuer le génie du EP avec Wut dessus, et des remix effectués par son collègue Kingdom.

Bref, que l’apparition d’une nouvelle étiquette vous fasse des boutons ou que vous soyez du type à name dropper dans une conversation tout ce que vous voyez avec un # sur Tumblr, il est probablement trop tard pour faire marche arrière. La dénomination d’un genre est, comme de dire «oui» à un mariage, performative: quelque chose est changé à tout jamais.

PS: Je dois noter l’omission malheureuse du remix de If, de Janet Jackson, par Kaytra. Il est absolutivement un des premiers ici à avoir saisi l’air du temps et pressenti ce «courant». Ce flair pourrait expliquer en partie pourquoi sa carrière a décollé aussi prestement.

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