CINÉMASSACRE: Vice – Screwed in Houston (2009)

5 Février 2013 / par

Y’a des journées leeeeeeeeeeeeeeeeeeentes sur internet.

Ça donne l’occasion de rembobiner un peu, de faire descendre la liste de «non-vus» dans les favoris RSS et Twitter.

Par exemple cette série de VBS, sur la scène de Houston. Bien faite, elle reprend un narratif d’une histoire du rap encore mal connue ici, présente les acteurs et les enjeux majeurs de l’époque, tout en donnant une leçon prophétique sur un modèle d’affaires qui en est venu à dominer l’industrie du rap national (et de la majorité des arts, maintenant): développe ton audience, contrôle tes moyens de production, soit propriétaire de ton travail et loue-en l’accès (par licence, commandite, etc.).

Que ce soit par défaut ou non, la scène de Houston (comme celle d’autres villes américaines) s’est auto-organisée, auto-gérée et a développé son propre marché et son propre système autarcique.

Non seulement ça a permis aux artistes de développer un univers unique, ça a aussi renversé le rapport de force entre créateurs et maison de disques. Pour percer, ce sont les majors qui devaient montrer patte blanche (et billets verts).

Ce qui ressort aussi, c’est que c’est peut-être une des dernières scènes musicales occidentale a voir pu évoluer en vase clos. Internet a réduit au minimum la capacité de garder secrète le son d’une scène. En 2012, l’équivalent d’un DJ Screw a des journalistes chez lui au bout de 6 mois, une tournée nationale programmée après un an et serait archivé dans la mémoire collective deux ou trois saisons après.

En fait, exactement ce que Noisey fait présentement. Ou nous, si on avait les ressources.

Via Drive Slow Homie.

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