DJ Rashad a un cup pour le juke et un cup pour le reste (#rattrapage2013)

7 Janvier 2014 / par

Janvier est un mois d’angoisse. Les listes de fin d’année arrivent en même temps que l’irrépressible envie de faire d’autres choses que de réfléchir à de la musique. Alors quand tu reviens, il y a un mur d’écoute qui t’attends. Et encore, je fais partie des chanceux qui ne donnent pas leur confiance facilement.

Même en faisant mon possible, on ne couvre qu’une partie des affaires que nous pourrions aimer. Évidemment, le côté positif de ça, c’est que ça évite d’écouter une tonne de choses qu’on aurait risqué de détester. C’est déjà ça.

Pendant tout janvier, au fur et à mesure où je passe au travers des dizaines d’heures de musique recommandée en 2013, je vais en distiller ce qui me semble le plus pertinent ici. Si ce sont de vieilles nouvelles pour vous, jugez-moi (no François Massicote). Sinon, vous risquez peut-être d’apprendre quelque chose de neuf. C’est pas rien.

***

Ça commence avec un truc super évident, qui m’a frappé en une écoute. DJ RASHAD, légende locale du footwork de Chicago, qui a vu sa notoriété s’étendre à la vitesse où le courant musical conquérait les capitales du monde. Ça lui a landé une offre d’Hyperdub (label de Kode9) pour sortir un disque en octobre dernier, ce Double Cup.

De l’aveu du principal intéressé, ce disque se voulait une façon de plonger les bases du footwork dans d’autres terreaux. Dans le ph sulfurique de l’acid house, avec Addison Groove, dans la jungle profonde, avec DJ EARL. Et évidemment dans la culture rap des bbq et des serviettes blanches, que le titre a tout de suite donnée. Mais c’est aussi à «l’idée» du lean vers laquelle Rashad voulait pointer. «The whole idea with ‘Double Cup’ for me was to show, instead of the hyper other shit that I normally do, something more smooth. Screwed up Rashad. That was the point of ‘Double Cup’, to show the soft slow side.» (sur Dummy). De fait, c’est un disque qui saura se rendre utile dans divers contextes, du DJ set Youtube à 2h45, au coupage d’oignon du dimanche après-midi.

Quasiment tout l’album est fait en collaboration avec d’autres artistes, principalement Spinn et Taso, qui sont tous membres du Teklife Crew. Venant du rap, ça fait un peu drôle d’ailleurs de voir du travail de (co)producteurs nommés comme collaborateurs. Dans mon monde, ils sont systématiquement relégués dans une parenthèse, enfouie sur le Wikipédia de l’album.

Il devait accompagner Chance The Tapper dans sa tournée automnale, mais s’est fait rentrer dedans en voiture. C’est un show que je bookerais sans hésitation à Montréal, ça, si jamais ça se représente…

Je n’ai pas trouvé de stream exportable, je vous dirige donc vers Juno pour l’écouter.

 

 

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