Docu: Do it yourself – The story of Rough Trade

5 Juillet 2011 / par

Rough Trade n’a pas de rapport strict au rap. En fait, sur la 150aine d’artistes (The Strokes, The Libertines, The Smiths, Duffy, Arcade Fire, Soul Asylum (lol) à avoir sortis des albums sur ce magasin/maison de disques britannique, aucun n’a de liens proches ou lointains avec cette rap musique.

Mais la démarche de Geoff Travis, le fondateur,  mérite qu’on s’y attarde, puisque les années 70 ressemblent étrangement à notre époque, du moins en musique. À la domination de majors de l’époque, Travis opposait un esprit DIY, faisant la promotion d’artistes sans se soucier du nombre de ventes de singles, ni du marché que ça allait toucher. C’était assez bon pour lui, ça devrait plaire à d’autres.

Il a initié un mouvement qui a permis, 15 ans plus tard, à ce que 40 % de la musique vendue en Angleterre proviennent d’artistes signés sur des labels indépendants.

C’est un bel exemple pour tous les blogueurs d’aujourd’hui, qui ont remplaçés, dans une certaine mesure, les magasins de disques de l’époque. Ce sont ces gens qui font la promotion d’artistes qui n’ont souvent aucune aide commerciale extra-internet, et qui les aident à remplir des salles ou à se faire programmer aux côtés des plus populaires dans les grandes manifestations musico-culturelles (festivals, journées de la musique, conférence).

Bloguer, expérience on ne peut plus DIY, est en ligne directe avec le mouvement d’affranchissement de la musique de Rough Trade et autres, destinée à faire découvrir, présenter, critiquer, orienter toute une masse d’artistes qui sont beaucoup trop nombreux et éclectiques  pour entrer dans les tubes de plus en plus contraints des majors.

«Supportez vos blogues locaux», c’est le nouveau «Supportez vos magasins locaux».

Docu via Mowno.

LAISSE UN MESSAGE

Votre adresse courriel n'est jamais publié. Les champs obligatoires sont marqués *

*
*