Don Trip a aussi faim que (feu) Randy Savage (tlchrgmnt)

30 Janvier 2014 / par


«This is the most exciting moment in sport’s history».

Don trip, Starlito et Kevin Gates sont probablement les promoteurs les plus vocaux de l’importance de l’indépendance. Ils ont tous en commun d’avoir vu le système de l’intérieur, en rejoignant des écuries reconnues (Cash Money dans le cas de Gates et Lito, Interscope pour Trip), d’avoir été déçus, niaisés, trahïs par ceux sensés les aider, et d’en avoir salement bavé pour se sortir de leur engagement. Ça les a traumatisés, et motivés à tout organiser eux-même.

Trip ouvre sa mixtape sur l’énergie qu’il a dû déployer pour se sortir de l’emprise de Jimmy Lovine, qui l’avait récupéré après le hit de Letter to my son. Même après avoir été élu parmi les «freshman XXL» de 2012 (une grosse année avec Future, French, Danny Brown, Macklemore) et avoir eu une mixtape chez DJ Drama, rien ne bougeait. Il a décidé de marcher par lui-même.

De fait, ses choses avancent pas mal plus vite depuis. La série Stepbrothers (2 mixtapes et une tournée à ce jour) avec Starlito lui ont donné du momentum. Après avoir vu les projets de 2013 de ses confrères (Cold Turkey, Fried Turkey, Luca Brasy Story, Stranger than fiction) se rendre très haut dans le palmarès des gens avec du goût, Don Trip doit sentir que 2014 lui appartient.

Randy Savage est en tout cas un effort fort prometteur. Dès les premières secondes épiques du premier morceau, les intentions de Don sont claires: Il se souhaite l’argent, le succès, racontant avec hargne  les histoires l’ayant rapproché ou éloigné de ces objectifs. Et en terme de narration, il est toujours un des meilleurs de sa génération. C’est du rap de hustler, pas de parvenu. Et ça fait une excellente trame sonore pour quiconque est dans le même état d’esprit.

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