L’album de SD ne réinvente pas la roue, mais vaut bien une rotation ou deux (clip)

28 Novembre 2014 / par

Après sa trilogie où il racontait ce que c’est de venir des contrées sauvages au Sud de Chicago, SD sortait un premier album il y a 10 jours. La nuance d’avec ses mixtapes précédentes nous échappe, probablement parce qu’il n’y en a pas vraiment (Truly Blessed n’a pas de label et est «distribué» par cette compagnie qui upload ta musique sur iTunes et Youtube pour 9,99$).

Le «debut» album est surtout une stratégie pour attirer l’attention des médias et les consommateurs de plus en plus saturés. «Plus de musique en une journée que vous ne pourrez en écouter en une semaine», c’est une proposition invraisemblable il n’ y a pas si longtemps, qui est devenue le cauchemar de ceux aux deux bouts des courriels intitulés «BIG SPENDA G NEW HIT SINGLE. YOU HAVE to check this is out #CLASSIC».

Pour la petite histoire, SD fait partie des artistes qui sont là depuis le début de la «scène» de Chicago. Il est notamment un des gars dans le clip de «I don’t like», vous savez, cette chanson populaire du cousin de Fredo Santana. De fait, il a tous les défauts et les qualités du drill: les sujets hyper spécifiques (drogue, argent, loyauté, respect), les mots mâchonnés, les instrus aussi épiques qu’assommants.

On dit que c’est une des meilleures sorties du genre cette année. Je dirai que ce n’est pas si surprenant, considérant que le genre est quasi-mort et qu’il aurait mieux fait pour SD de le sortir il y 2 ans. Comme du steak pis des patates. c’est lourd, pesant et ça nourrit. Mais ça constipe à la longue aussi.

Au travers des inévitables fillers, il y a quelques moments marquants tout de même, comme le vertigineux «Circles», un substitut fort efficace à l’ivresse (et sans gueule de bois). La pièce est entouré des meilleurs tracks de l’album, «Clockwork», la boppy «Saved Me» et «D.R.U.G.S». Notons aussi «Confident», une ouverture triomphante qui a bénéficié de la touche de Sonny Digital.

TAGS

               

LAISSE UN MESSAGE

Votre adresse courriel n'est jamais publié. Les champs obligatoires sont marqués *

*
*