Le grand retour pascal de la fraternité Young Thug/Gucci Mane (tlchrgmnt)

22 Avril 2014 / par
Une rumeur persistante veut que le chaos du cocothon lavallois aurait été créé par des parents trop BS pour acheter leur propre chocolat dégueulasse à la paraffine. Ce qu’on ne saisit pas trop bien avec les plans de caméra de TVA, c’est qu’au bout du grand champ, des représentants de Bricksquad offraient des copies autographiées de Young Thugga Mane La Flare, le grand retour de la fraternité Bricksquad offert en ce dimanche saint (et accessoirement le 4/20).

Tant mieux pour vous si vous êtes un fan de Bloody Jay, mais jamais il ne peut rivaliser avec Guwop pour faire briller Thugga. Conséquemment, Black Portland n’est pas resté longtemps en rotation sur mon iTunes, alors que 1017 affiche des statistiques encore fort convenables. Et ce nouveau projet s’aligne pour prendre la place de ce dernier. Dans l’esprit populaire, c’est déjà le cas: En  2 jours, Young Thugga Mane Le Flare a pulvérisé les statistiques que 1017 Thug avait accumulées jusqu’ici. Si quelqu’un doutait de l’ampleur que le nom de Young Thug a pris en valeur en un an, ils sont fixés.

Dès le «Bricks» d’ouverture, on retrouve la valeur de réalisation qui manquait cruellement à Black Portland. Le génie des rimes et des loops n’est rien sans un bon mastering… Une règle élémentaire du rap devant laquelle tous sont égaux. Thugga a aussi clairement bénéficié du mentorat de Mane: on le retrouve plus incisif, plus percussif, plus focusé (si telle chose se peut). De toutes façons, Mane est assez intelligent pour avoir compris que Thug doit avoir toute la visibilité possible: tous les morceaux sont faits pour le faire briller, et le vétéran de Bricksquand apparaît aux moments-clés pour faire bien paraître le jeune poulain.  («Don’t look at me» est l’exception qui confirme la règle).

Le morceau avec Takeoff de Migos est fameux, mais les deux morceaux-phares de  Young Thugga Mane La Flare sont «Siblings» (qui pourrait se camoufler parfaitement dans la playlist de 1017) et «OMG», une surprenante aventure dans des sonorités bay area-esque, que Thug annihile avec un flow sorti de Mars.

Compte tenu du fouillis contractuel dans lequel le jeune s’est mis, plusieurs doutaient de la possibilité même que cette mixtape voit le jour. Même après le fait, il n’est pas clair que ça se reproduira, si Atlantic ou Cash Money ont effectivement des droits sur le prodige et s’ils décident de les exercer. Pour l’instant, Thugga se la joue «gars indépendant en couple ouvert». Espérons que personne ne lui arrive avec test de paternité trop vite.

PS: C’est vraiment cool d’écouter le «drop» de DJ Holiday «It’s holiday season» pendant un vrai congé.

2 Commentaires

  1. Doe says:

    Je te suis pas trop sur le mastering et la comparaison avec Black Portland.
    Black Portland offre un plaisir très spontané et une énergie différente que ce ThuggaMane.

    ThuggaMane a été fabriquée sans Gucci Mane. http://noisey.vice.com/blog/how-gucci-mane-feeds-the-streets-from-jail
    Ca donne quelque chose de moins personnel dans ses phases comparé aux meilleurs titres de Gucci en 2013.

    Quand aux contrats avec l’industrie, on peut leur faire confiance…

    • lkb says:

      J’ai vraiment eu du mal à passer outre la piètre qualité sonore de certains morceaux de Black Portland. Je peux comprendre que ce soit l’esthétique voulue, disons simplement que ce n’est pas ma préférence.

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