Le premier album de D-LO complète la Ste-Trinité des albums d’étés californiens (stream)

11 Avril 2014 / par

On en parlé souvent ici: le travail de déconstruction de la langue orchestré par toute une génération de jeunes rappeurs a fait voler en éclat le plafond de verre sémantique du genre, permettant du coup d’explorer de toutes nouvelles zones créatives exploitant la répétition, les ad libs, la simplification à l’extrême.

Je trouve qu’il y a un parallèle à faire avec le travail des producteurs de L.A./Bay Area, à la HBK, League of Starz et Mustard. Ré-inventant systématiquement les même sonorités en une infinité de mélodies, ils ont fait aux samples ce que les rappeurs ont fait aux dictionnaires. La «tradition» hip hop valorisait les révérences au passé et la démonstration de l’érudition du producteur à travers ses amalgames d’échantillons jalousement gardées secrets. Les beatmakers de la Californie qui dominent présentement les États-Unis revendiquent une indépendance historique et culturelle (presque) totale, s’auto-référençant constamment à l’aide d’éléments soniques accessibles à tous mais qu’ils ont fait leur. Ajustant à l’infini les quelques paramètres auxquels ils se sont circonscrits, ils sont des alchimistes à la recherche de la pierre philosophale qui transformera en or quelques «viles» notes répétées en boucle.

Ou c’est peut-être juste signe que l’été revient, et avec lui le besoin d’une trame musicale concoctée pour le soleil.

Et, avec le YG et le Sage, ce premier album de D-LO est dans la sainte-trinité des essentiels de la saison.

via Fader 

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