Noo Bap retaille adroitement l’arbre du chopped ‘n screwed (tlchrgmnt)

18 Mars 2014 / par

Dans le temps d’Einstein, ça prenait 10% d’inspiration et 90% de transpiration. En 2014, si tu fais de la musique principalement distribuée sur internet, rajoute un bon 48% de branding. Je pense que c’est delà que vient l’expression «donner son 148%».

Noo-Bap a tout ça, et sans doute encore plus. Son EP précédent, au nom irreproductible ici, hochait vers des inspirations house, même si c’est injustement réducteur comme qualificatif, vu l’effort de dé/re-construction qui y avait été mis.

???????????????????? ramène le focus sur le rap, avec des ré-imaginations de trames pour des boucles empruntées à Nas («Clothes, bankroll and Hoes, know what I’m saying»), et Gucci et al. (notamment, ce classique). Ralentissant et loopant les voix, qu’il pose ensuite dans des univers plutôt sombres et dépouillés, Noo propose une taille  inventive de l’arbre généalogique du chopped ‘n screwed #bonsaï.

C’est un choix qu’on salue dans cette époque dominée par la tyrannie du drop et de la sirène à bateau. J’aime particulièrement son utilisation des percussions brésiliennes, qui apparaissent ça et là sur le EP pour alléger les séquences de 808.

Tout est fou, mais la 4e chanson est particulièrement saucy.

S/O au move à la Nipsey Hussle sur le prix aussi.

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