Profil: Pepper Boy, le Jésus #basé.

8 Octobre 2012 / par

Jeanbart et Gabbo me parlent depuis quelques mois déjà de ce Pepper Boy. Ce n’est pas que je ne leur faisait pas confiance, mais j’ai vraiment eu de la difficulté à passer au-dessus de mes premières impressions.

1) Pepper Boy, c’est le pire nom du monde.

2) Surtout quand t’as justement une face de piment/jument/Ronaldinho avec un grill.

Mais comme haïr gratuitement et se fier purement sur les apparences pour juger une personne ne font pas partie des enseignements de la philosophie #basée, j’ai donné une 2e chance au MC de l’Arkansas. Et c’est pas mal difficile de ne pas s’attacher.

Son narratif de jeune thug un peu naïf/un peu épais/pas chanceux qui veut se sortir de la trappe grâce au rap, mais qui est accablé par la vie, s’étend sur plusieurs EP depuis 2006. Une litanie de morceaux où on peut suivre presque en temps réel le cheminement de la rédemption plein d’embûches de Pepper Boy.

Difficile de rester sensible devant tant de candeur, de volonté et d’énergie pour faire de la musique à tout prix, même quand c’est maladroit, et parfois carrément ridicule. Surtout quand l’objectif derrière la musique est la diffusion d’une doctrine de comportement et d’approches de la vie. Évidement, Pepper Boy rêve sûrement de Cadillac et de Yacht, mais ses choix de carrière prouve qu’il a un agenda qui dépasse le simple carriérisme.

L’exemple ci-haut peut faire sourire par sa médiocrité dans la maîtrise des techniques de post-production (la toune dure pas 10 minutes pour vrai: ils ont juste laisser un «noir» de 6 minutes). Mais s’y arrêté, ce serait passer à côté du propos: Pepper y raconte son nouvel espoir envers la vie après avoir été libéré prématurément de prison (28 mois sur les 120 qu’il devait passer en haute-sécurité pour trafic de drogue et possession d’arme). Et juste imaginer Pepper et son boy (j’aime penser qu’il est avec le chauve avec les lunettes et la barbiche) sur un Pentium 3, dans une maison miteuse de la campagne arkansienne,  en train de capoter à voir les effets spéciaux qu’ils enchaînent.

Et à force de pousser fort pour être entendu, il s’approche de son but. Il a un featuring avec Squadda B de Main Attrakionz sur Days of grace, un projet avec le producteur Keyboard Kid et même un shout out de Lil’ B sur My Life, où le Dieu #basé reprend un beat de Pepper. Son clip pour Felon (prod: Blue Sky Black Death), tiré de son plus récent projet P.T.S, a fait le tour de pas mal tout l’internet pertinent.

Pepper Boy est passé à travers:
1) Être Noir et pauvre dans le Sud des États-Unis,
2) La guerre (il référence beaucoup trop la médaille Purple Heart, donné aux Américains blessés au combat, pour que ça ne lui soit pas arrivé),
3) La trappe,
4) La prison,
5) Le coma,

grâce au positivisme inspiré par le mouvement #based. Il pourrait devenir un cas de figure pour les théologien du futur, qui analyseront notre époque et ses croyances. En reprenant I’m God de Lil’ B dans un vidéo haut en symboles, Pepper Boy complète peut-être la Ste-Trinité du mouvement #based. On a la rédemption, l’effort, le pardon, l’espoir, la naïveté, le DIY, la spontanéité, la transparence inextricablement interreliés en.

Pepper Boy, le prophète galeux, accablé par la vie, ridiculisé par tous, qui souffre, se relève, et marche, pour prouver la véracité des enseignements du Père/Dieu (Lil’B) et des inspirations du St-Esprit (Clams Casino).

#RESTEBASÉ

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  1. [...] sur 10Kilos. En même temps, qui d’autres de mieux placé que le #based blog pour supporter le fils du mouvement [...]

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