Profil: Shy Glizzy (Rap/DC)

17 Janvier 2013 / par

Shy Glizzy est une de ses agréables découvertes qui surviennent en épluchant avec attention les top de l’année passée. Évidemment, il faut que tu te tiennes loin des blogs plates qui font juste nommer les même 20 artistes. C’est donc dans les 50 chansons préférés de @NOZ, de loin mon journaliste rap préféré, que Glizzy m’est apparu.

Originaire de DC, le caïd de 19 ans a, on le remarque tout de suite, de superbes favoris, style «moutons». Je ne suis pas un grand fan de cet espèce d’entre-monde entre barbe et cheveux, mais je me dois de reconnaître qu’il les porte avec brio.

L’année 2012 a été bonne pour lui. Il a remis dans les mains du public deux mixtapes, LAW, milieu 2012, et Fuck Rap, en décembre. C’est essentiellement LAW qui lui a donné son air d’aller, avec des gros singles (Busters, Warning) et des collabo avec Wale (également originaire de DC) et Project Pat, la légende vivant de Memphis.

Mais c’est surtout ses prises de bec sur Twitter (vous avez vu ce que je viens de faire là?) avec Fat Trel (originaire de DC mais qui représente maintenant Chicago) et Chief Keef qui l’ont fait connaître à l’extérieur des cercles d’adolescents d’Obamatown. (Le président est lui aussi un transfuge de Chicago vers DC. Faudrait le mettre dans la même pièce que Trel un de ces 4 pour voir ce qu’il se passerait).

On se fout un peu de qui a dit quoi à qui (Keef aurait dit de Glizzy qu’il était «a soft nigga from DC». Apparemment, ce n’était pas un compliment sur son utilisation de savon et de crème hydratante). Le point culminant à été Trel est revenu à DC avec Keef pour un concert, auquel Glizzy a été interdit d’assister. Le jeune rappeur aurait donc monter ses 20 000 followers, essentiellement les même qui allaient potentiellement aller au concert, pour foutre la merde/boycotter/bum rusher le show. #Rappersaregonnaberappers.

Ça a payé, puisque son vidéo le plus vu, 3milli, est son diss track destiné à Chief Keef.

Disrespect the tech (Fat Trel Diss)

L’histoire veut que Wale aurait pris la responsabilité de régler tous les différents des jeunes rappeurs, et qu’une collabo entre Trel, Wale et Glizzy était en chemin, signe ultime de la trève (j’ai pas trouvé de preuves que ça c’était finalement fait par contre).

Mais bon, ces histoires ne sont pas très intéressantes. Parce qu’au-delà du stunt marketing, Shy et sa gang ont de l’essence dans le réservoir. J’aime bien son flow pincé/plaintif, qui m’a fait penser à un mélange entre K’naan et IAMSU. Il a une oreille évidente pour les beats, son personnage et la manière dont il le défend et lui fait prendre de l’expansion me plaît, il maîtrise l’art de mettre des mots ensemble et a des bons amis. Et le premier vidéo pour Busters, en haut, est très, très frais (Gunplay, carré Hermès et des enfants qui lypsinch ton refrain? #WOW.)

Deux covers:

No lie

Stay schemin’

Pour écouter/TLCHRGR:

 

TAGS

                              

LAISSE UN MESSAGE

Votre adresse courriel n'est jamais publié. Les champs obligatoires sont marqués *

*
*