Résurrection pascale et améliorée de la mixtape Surveillance de Dj Chose (tlchrgmnt)

18 Avril 2014 / par

Réglons rapidement le cas de l’éléphant dans la pièce: c’est un très fou nom de s’appeler DJ Chose. Personnellement, j’en connais beaucoup des DJ Chose à MTL, mais malheureusement, il ne se sentent jamais interpellés quand je les appelle comme ça.

Dans son Texas natal, par contre, son nom est tout sauf synonyme d’anonymat et d’impertinence. Son premier grand coup d’éclat en tant que producteur est survenu est 2009, avec un flip aussi simple qu’astucieux d’une chanson de 2 live crew. «Pop that» deviendra un hit régional… un an avant que Lee on the beats reprenne exactement le concept du beat pour offrir le plus gros succès commercial en carrière de French Montana. L’idiot poussera même l’audace jusqu’à refaire exactement le même clip que celui de DJ Chose (en un peu moins ghetto quand même. Je suis pas sûr que la shot de la fille mal rasée à 4min46 aurait fait la cut dans la sélection hyper-épilée de la version Montana).

Le jeune texan semble avoir bien pris ce vol de grand chemin, et a plutôt profiter de l’occasion pour aller cogner à la porte d’artistes (Drake, Uncle Luke, Trae The Truth, Kirko Bangz) avec son hit popularisé par un autre.

À la fin 2013, le DJ/producteur a eu son baptême en tant que MC, avec la mixtape Surveillance. Soutenu par 3rd Level, banger omniprésent dans les clubs et bars de danseuses du Sud, le projet a voyagé, notamment jusqu’aux oreilles de Southern Hospitality, qui offre une version «sans DJ» du projet, le même jour où WSHH sort le vidéo de 3rd Level. Grosse journée, toi Chose.

Le jeune homme dans le début vingtaine a prouvé maintes fois qu’il a une aisance naturelle pour faire connecter avec le cerveau reptilien d’un plancher de danse. Toutefois, ce Surveillance se défend très bien dans des écouteurs aussi, avec une déclinaison foisonnante de productions variées. Et dans des mots simples, il réussit à communiquer avec émotions sa petite histoire de jeune entrepreneur de l’industrie de la musique. Je ne prétendrai que son histoire est tellement différente des dizaines d’autres artistes qui ont pris le même parcours, mais elle est racontée avec assez de candeur pour se laisser prendre au jeu comme si c’était la première fois.

La première pièce est un excellent endroit pour commencer (#duh), avec un récapitulatif émouvant de son ascension dans le monde sur un «beat à petite voix» larmoyant. «Fall down» est pour les amoureux. Pour le jogging, regardez du côté de «Get yo paper», «100s stack» et «3rd level».

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