SNOOP LION selon Osti One

2 Novembre 2012 / par

Snoop Doggy Dogg, c’est le Madonna du Hip Hop.
Thats right, I said it. Tout comme la Material Girl, Snoop est un maître absolu de l’adaptation, l’evolution et de la ré-invention. Suite à la sortie de son nouveau clip “La La La”, et de la controverse autour de son upgrade de baptistaire, je vous invite à suivre les diverses personalitées qui se sont exprimées le long de sa carrière multifacétique pour enfin comprendre la vrai nature de Snoop Caméléon.

CHAPITRE UN: AINT NUTHIN BUT A G THANG

Rewind en 1992. Voici un jeune Calvin Broadus Jr drapé de la tête aux pieds en workwear Big Bill bleu, les cheveux tissés en Loc Style et le bandeau soigneusement plié dans la poche arrière. Il represente à ce stade le “Cauchemar Americain”: membre des “Rolling 20s”, Crips, armé d’un vieu Mac10 volé et plusieures charges de possession en caisse, Snoop Dogg est en effet une “Menace 2 Society” en plein essor.
Les styles impressionants et l’attitude anarchique des Gangsta’s de Los Angeles convertiront une nation entière au “gangbanging” et Snoop Dogg profite pleinement de cette hausse de popularité du G-Funk.

Les samples de Parliament, les French Braids et le C-Walk seront les icones de cette periode.

CHAPITRE DEUX: MAFIA DOGG

En 1996, après avoir été acquité pour meurtre, Snoop décide de se réinventer avec un style plus smooth et mature. La tendance du jour à ce point là était le “rap mafioso”, style inventé par nul autre que le légendaire Kool G Rap. Plusieurs suivent le pas, Notorious BIG et le Junior MAFIA, Raekwon sous le pseudonyme Lex Diamonds sur Wu-Gambino’s et AZ avec Doe or Die. Ils seront suivis de Jay-Z, Made Men et plein d’autres wannabe Meyer Lansky’s. Snoop capitalise bien sur cette image avec un album nommé d’apres le célèbre film “Le Parrain”.
Cet album reste quand meme mon préféré de Snoop, malgré tout.

Je cite:
“I think Tha Doggfather was a rebirth of me, as far as me being more positive on what I was tryin’ to say.”

“I put down more hits than mafioso made
And Lucky Lucianno ’bout to sing soprano”

Les cigars cubains, les zoot suit et les tommy gun à chargeurs cylindriques auront marqué cette periode de la vie du Doggfather.

CHAPITRE TROIS: NO LIMIT BALLER

Suite à sa rupture avec Death Row, Snoop cherche une nouvelle niche, et c’est chez No Limit qu’il trouvera son armée. No Limit est en train de tout détruire avec leur modèle de distribution indépendant, qui a d’ailleurs été inspiré par E-40 et d’autres rappers du Nord de la Californie. Master P, le CEO de No Limit, a ses yeux sur l’Ouest (par exemple sa célébre copie de Ice Cream Man) et ses réseaux sont forts en Californie. Snoop en profite pour se positioner avec un contrat de trois albums avec eux. Une des meilleures choses sorties de cette collaboration reste cette chanson.

Saveures du jour: Très en ligne avec les tendances baller de No Limit, on retrouve du gambling, des piaules à 2 millions et des pochettes d’albums incrustées de diamants scintillants.

CHAPITRE QUATRE: PIMP PAWS (NSFW)

C’est après sa phase No Limit que Snoop se réinvente en Pimp, avec le succès de Bun B et Pimp C, la suite est logique. Quoique les rappers Californiens (Bay Area again!) aient longtemps été associés à ce style, Snoop a dû attendre la sortie de Big Pimpin pour faire la transition, film de cul inclus (pour la crédibilité). C’est avec cette personalité qu’on peut voir Snoop faire des moves vers un style musical plus «mature» que le Hip Hop. J’ai d’ailleurs bien aimé sa version SupaFly-esque rétro de Sensual Seduction / Sexual Eruption.

Must Haves du temps: coiffure style “permanente”, vêtements en satin et canne à embout doré.

INTERLUDE: REFLECTIONS PROFONDES SUR LE SENS DE CETTE VIE DE CHIEN.

Bien que chacun des personnages incarnés par Snoop refont surface de maniere intermittente tout au long de son parcours, ont peut voir une ligne directrice qui représente sa maturité en tant qu’humain et artiste, ainsi que ses excursions dans les tendances du jour. Tout ça peut sembler inauthentique et cheap, mais voilà le secret d’un vrai artiste intemporel. L’Art de se réinventer. Toujours savoir suivre les courants culturels contemporains sans trop négliger la racine du soi. Snoop le fait à la perfection. Le rap ne paiera pas toujours et les fans viellissent, ainsi que leurs goûts. Snoop peut paraitre bien buzzer, mais ses moves témoignent d’un autre Snoop, le buisnessman. Les films, la télévision, voilà ce qui paie réelement. Par exemple, la scène dans Clockers de Onyx leur a fait plus d’argent que tout leurs albums combinés!
Avec plusieurs années dans les médias sous sa ceinture, Snoop à bien compris que l’image négative qu’il représentait à son jeune âge était bon pour la “publicité controverse”, mais pas bon pour négocier les contracts avec Viacom et Warner Brothers.

Enter: Snoop Lion, la mutation finale du Mighty Morphin Power Gangsta.

FINAL CHAPTER: SNOOP LION

Qui n’aime pas le reggae? Ta grand-mére en écoute, les collegiens blancs en rafollent, les OG du hood en consomment à profusion. Quoi de mieux pour consolider son fan base original, tout en se greffant à un style musical mille fois plus accepté que le hip hop… La meilleure partie du deal? Weed. Yep, le Purple Kush, Le Power Plant, le Jean-Guy, le Chronic. Voilà le symbole qui a suivi Snoop tout au long de ca carrière. Fumer du Pot. Cypress Hill l’avait compris bien avant lui, des gangsters, y’en a pas tant que ca, des fumeurs, y’en a partout. Et quand quelque chose à autant de fans, le succès suit le pas.
Sa conversion en Lion n’a rien de particulierement surprenant, à part le fait qu’il a choisi Major Lazor comme producteur. Étant une célébrité de calibre international il aurait pu au moins se tapper un feat avec Sizzla Kalonji à la place d’une gang d’électro-douchebags blancs d’Amérique. Bah, tant pis, au moins les DJ auront de quoi transitioner entre “Welcome To Jamrock” et “Party and Bullshit”…

Icones du moment: cheveux dépeignés pour feinter des dreads, un ananas qui fume du toots, l’arche de noé (surement rapport en quelque part avec le babylon system?) et un sample très mal réutilisé de Ken Booth.

Praise Jah!

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4 Commentaires

  1. Sylvain says:

    Snoop Dogg madonna du rap !! va chier suicide-toi donc !!

  2. Phil says:

    suicide-toi donc ! c’est quoi ce commentaire ??? j’avoue par exemple,un autre no-name que personne connait qui ce permet de donner son avis

  3. Carlos says:

    pour ceux qui ne le connaisse pas c’est le petit merdeux qui fait des battles avec une casquette des Canadiens couleur verte lol de la gang des ratons lol un raton ca mange dans les ordures

  4. JP says:

    wow,beaucoup de hate ici pas parce que le gars est un no name dans le rap game kébécois kil peu pas écrire de quoi de bon

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