Starlito célèbre ses 30 ans avec 29 nouvelles chansons (tlchrgchmnt)

17 Décembre 2014 / par

Pour une deuxième année consécutive, le 15 décembre est devenue officiellement le «’Lito Day». Le prodige de Memphis célébrait sa journée d’anniversaire avec «Black Sheep Don’t Grin», un album «payant» et «Theories», une mixtape. Vingt-neuf chansons, une de moins que le nombre de chandelles sur son gâteau. À peu près le seul nouveau matériel qu’il a rendu public cette année.

Noz écrivait récemment qu’une des raisons pour laquelle Lil’ Wayne est son rappeur préféré, c’est qu’ils ont à peu près le même âge, et que le journaliste a toujours eu l’impression que Wayne évoluait en même temps que lui (jusqu’à ce que Wayne s’achete un skateboard et décide de vivre la vie de Benjamin Button).

J’ai un peu moins de 10 mois de différence avec ‘Lito et même si nos vies ne pourraient être plus dissemblables, je comprends ce que Noz veut dire. Une bonne partie de ses nouvelles chansons sont tapissés du motto «You can’t fail until you quit». Cette phrase, mise dans la bouche d’un coach ou lu sur un t-shirt de Nike, aurait une tout autre signification, plutôt motivante. Croassée par un ‘Lito qui vient éternellement de se lever, elle revêt un sentiment d’épuisement, de cynisme. «Tu n’auras pas à te remettre en question tant que tu continues ce que tu fais, peu importe si tu y crois». C’est un sentiment assez répandu chez les gens autour de moi qui partage ma bracket d’âge .

Le qualité première d’un interprète/auteur, c’est de ne pas d’être auto-suffisant, et d’offrir une mise en commun de sentis. Les meilleurs réussissent et perdurent parce ce qu’ils écrivent et chantent des choses dans lesquelles les autres peuvent se reconnaître, même s’ils ne peuvent s’identifier au contexte de création.

La grande force de Starlito, c’est d’aborder au «je» des thèmes universels (l’amour, l’espoir, le doute, la trahison, l’orgueil, l’ambition), mais en se dépeignant crûment, comme s’il narrait la vie d’un autre, vu des airs. En s’offrant exactement comme il est, il force l’auditeur à faire de même. Même dans ses moments glorieux, Starlito refuse d’initier une spirale croissante d’égo entre lui, ses invités et l’auditeur. Il désamorce chaque moment d’exubérance, ramenant tout le monde des deux bords du MP3 au même niveau d’humain constatant leur inexorable condition humaine.

Pour acheter Black Sheep Don’t Grin.
Pour l’écouter avant:

YouTube Preview Image

La mixtape «Theories»:

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