Toast Dawg, le gentil petit pixadores québéco-brésilien (tlchrgmnt)

22 Janvier 2014 / par

Rares sont ceux qui ont su surnager dans les différentes époques du rap local, prompt aux tables rases. Toast Dawg est définitivement le Bear Grylls de ce rap jeu, ayant fait planer son autorité artistique sur presque 15 ans de culture montréalaise. Ayant su naviguer sa barque à travers les périodes brune, fluo et noire du rap, le producteur poursuit ici sa phase jaune, verte et bleu entamée avec de The Love Loop paru en décembre 2012.

De fait, avec un iTunes bien ordonné, la transition entre ces 7 pièces et celles de Love Loop se fera sans heurt. Il ne faudrait pas en conclure pour autant qu’il s’agit d’une redite, plutôt la deuxième face du même Real. J’ai trouvé ce Brazivilain moins éthéré que son prédécesseur, plus musclé, plus viril. L’échantillon nasillard de cuivre sur Favela Piu est presque «Harlem Shakien», tandis que les hi-hats traînants de «Belem (never been there before)» sont une sortie dans des sonorités rarement entendues chez le producteur (d’où peut-être le titre d’ailleurs). La dose de churrascos est cependant bien balancée avec sa portion de légumes, dont «Sleepy Agathe Groove», la suite logique de la pièce-titre de Love Loop, et «Six Week Vacation», très Copacabana (et qui ferait un excellent jingle pour une émission de Radio-Canada). Les réalisateurs de la radio d’état sont d’ailleurs plus que dû pour mettre à jour leur base de données, pendant Noël j’ai entendu un loop emprunté à DJ Champion…

Disponible officiellement le 24 janvier. Lancement ce vendredi dans un lieu qui pourrait, ou ne pourrait pas être l’Inspecteur Épingle.

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