ZlooperZ, matériel volatile à haute densité créative (tlchrgmnt)

16 Juin 2014 / par

Je parlais la semaine dernière de Chris Crack; ZlooperZ est un peu dans la même situation, mais avec Danny Brown. Le vieux loup brun lui avait fait la fleur d’apparaître sur Kush Coma, aux côtés d’A$ap Rocky, ce qui lui a valu le titre «du gars dont personne n’a jamais entendu parler» sur «Old».

ZlooperZ (aucun lien de sang avec VLooper, nous assure-t-on du côté du Bas-Canada) est un gradué de l’École des arts de Détroit qui a passé les vingt années de son existence (minus les quatre derniers mois où il était en tournée avec Danny Brown) à déménager pour éviter les percepteurs de taxes municipales. Un environnement pour le moins particulier, qui a produit un rappeur iconoclaste qui surprend avec un projet, son deuxième, fort stimulant.

Il avoue candidement avoir appris beaucoup de Brown, notamment sur la rigueur du processus d’écriture, et l’importance d’être bien préparé avant d’arriver en studio, ce qui est tout à son honneur. On rajoutera que Danny lui a probablement aussi insufflé l’importance de faire à sa tête. Non seulement les morceaux de HELP ne ressemble à ceux de personne d’autre, pas une chanson ne suit une recette reproductible. Dix-sept créations, autant de moules cassés. Faut dire que Matrax, qui produit la majorité de ces espaces de liberté, semble n’avoir aucune limite, capable de la stalactitique «Blackberry», comme du meurtre d’un Casio sur  «Thunda Cats».

Oeuvre à haute densité créative, HELP est un argument de plus à assener à ceux qui persistent à ne pas voir l’effervescence du rap contemporain.

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